Le livre de l’Exode

Le livre de l’Exode : De l’esclavage à la délivrance – Une marche vers la terre promise.

Exode 1:1-22 /Exode 2:1-14 /

Exode 2:1-14 // 10.11.2010 1 Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi. 2 Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu'il était beau, et elle le cacha pendant trois mois. 3 Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de poix ; elle y mit l'enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve. 4 La soeur de l'enfant se tint à quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait. 5 La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre. 6 Elle l'ouvrit, et vit l'enfant : c'était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit : C'est un enfant des Hébreux ! 7 Alors la soeur de l'enfant dit à la fille de Pharaon : Veux-tu que j'aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant ? 8 Va, lui répondit la fille de Pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l'enfant. 9 La fille de Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le-moi ; je te donnerai ton salaire. La femme prit l'enfant, et l'allaita. 10 Quand il eut grandi, elle l'amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l'ai retiré des eaux. 11 En ce temps-là, Moïse, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu d'entre ses frères. 12 Il regarda de côté et d'autre, et, voyant qu'il n'y avait personne, il tua l'Égyptien, et le cacha dans le sable. 13 Il sortit le jour suivant ; et voici, deux Hébreux se querellaient. Il dit à celui qui avait tort : Pourquoi frappes-tu ton prochain ? 14 Et cet homme répondit : Qui t'a établi chef et juge sur nous ? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l'Égyptien ? Moïse eut peur, et dit : Certainement la chose est connue.

COMMENTAIRES CHAQUE JOUR LES ECRITURES

Dieu dans sa grâce n'a pas voulu laisser les siens dans l'esclavage. Il leur a donné un Sauveur: Moïse, type de Christ dont l'histoire nous est relatée plusieurs fois dans les Écritures (Actes 7:20...; Hébreux 11:23...). Dans le coffret préparé par la mère de Moïse, nous avons une image des soins que prennent les parents chrétiens pour protéger leurs enfants contre les influences pernicieuses du monde extérieur. Mais ces soins ne suffisent pas. Il faut aussi la foi: le coffret doit être mis à l'eau! Et Dieu répond à cette foi par une délivrance providentielle. Derrière la scène, il dirige tout, se servant même des larmes du petit enfant. Finalement le décret du Pharaon n'aura servi qu'à préparer dans sa propre maison un rédempteur pour Israël. Moïse, devenu grand, montre comme ses parents une foi exceptionnelle. Hébreux 11:24... souligne comment il refuse l'avenir brillant qui s'offre à lui; il choisit..., il estime..., et quel est son secret? Il regarde à la rémunération. Grand exemple pour nous qui sommes tous, tôt ou tard, placés devant ce choix: le monde avec ses ambitions et ses plaisirs ou «l'opprobre du Christ»! Moïse se présente pour délivrer son peuple. Mais son échec nous instruit aussi. Si grandes que soient les affections, on ne peut pas suivre Christ par l'énergie naturelle (verset 12; comparer Jean 18:10).

COMMENTAIRES DE CHEZ NOUS

On voit tout de suite que cet enfant qui reçoit le nom de « Moïse » (une forme du verbe masha en hébreu qui signifie tirer, retirer) a un destin exceptionnel et que, dans ses circonstances dramatiques, la main de Dieu est avec lui pour lui faire traverser les épreuves dès son plus jeune âge. Le fait que Moïse ait été délivré de la mort et des flots puis adopté pour devenir fils de roi n'est pas un hasard et préfigure en quelques sortes la délivrance des hébreux qui traverseront plus tard les eaux pour échapper à une mort certaine à cause des égyptiens et qui seront ensuite adoptés par Dieu pour devenir son peuple saint, « Israël mon premier-né », dira le Seigneur à leur égard. Et ne peut-on pas y voir plus loin une analogie avec le baptême ? En effet la délivrance d'Israël préfigure notre délivrance en Jésus-Christ : nous sommes tirés des eaux, c'est-à-dire délivrés de la mort et du péché, par le baptême pour être ensuite des enfants adoptifs de Dieu, le Seigneur, autrement dit des fils et des filles du Roi des rois (voir Jn 1 ; Rm 8 ; Gal 4). Ainsi nous pouvons dire que Jésus est notre Sauveur et notre Seigneur et que nous sommes des enfants de Dieu grâce à lui !